Qu’est-ce-que la semaine de l’ESS ?

Qu’est-ce-que la semaine de l’ESS ?


Portée depuis 14 ans par l’OCCE et Coop FR et rejointe par L’ESPER, la Semaine de la Coopération à l’Ecole devient la « Semaine de l’ESS à l’Ecole » du 26 au 31 mars 2018 et vise à promouvoir l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) à l’Ecole.

Cette action sera menée partout en France avec le soutien du Ministère de l’Education nationale et du Secrétariat d’Etat en charge de l’ESS.

De la maternelle au lycée, dans tous les territoires français, cette action permettra aux élèves de mieux faire appréhender les modes d’entreprendre en collectif de l’ESS, porteurs de valeurs également républicaines – égalité, démocratie, solidarité, engagement collectif – et de concourir à la transmission aux plus jeunes d’une approche concrète de la citoyenneté.

Qu’est-ce-que l’ESS ?


Souvent méconnue, l’économie sociale et solidaire ou « ESS » représente pourtant 13,9% de l’emploi privé en France, et 6% de son PIB, et parcourt depuis longtemps la vie quotidienne de millions de Français(es). L’ESS, ce sont les associations, quelles qu’elles soient, les coopératives, les mutuelles, etc. Derrière les organisations, l’ESS est aussi et surtout un ensemble de valeurs et de pratiques : la coopération, mettre l’humain d’abord, la gouvernance démocratique, la non-lucrativité, l’utilité publique. Elle reste malgré tout encore trop peu connue des jeunes et du monde éducatif.

Par l’éventail des activités qu’elle recouvre, la diversité des acteurs et par les mutations qu’elle connait actuellement, l’ESS est complexe à appréhender et donc complexe à enseigner. L’onglet autoformation regroupe des ressources destinées à mieux comprendre l’ESS, les activités qu’elle regroupe, les débats qui la traverse, son lien avec les territoires, la monnaie, l’entreprise…

Pour l’enseignement de l’ESS auprès des élèves, les ressources sont accessibles par niveaux, disciplines ou mots-clés.

Le mot de la marraine


marraine-esper

C’est avec un vif plaisir et un réel enthousiasme que j’ai accepté l’honneur qui m’est fait de parrainer la première semaine de l’ESS à l’école, qui fait suite, en l’élargissant, à la semaine de la coopération.

Dans notre société secouée par de profondes mutations qui suscitent bien des interrogations, il me semble nécessaire – voire urgent – que les élèves (avec les professeurs et les parents qui les accompagnent) acquièrent une vision pluraliste de la vie sociale et du monde économique qui leur permette de devenir des citoyens et des acteurs sociaux et économiques, curieux et libres de leurs choix.

En promouvant la démocratie et la coopération, l’entr’aide et la solidarité volontaires , l’ESS structure en effet des relations à l’argent, au travail, à la production, à l’échange et à la consommation, marquées par l’engagement et la responsabilité collectives plutôt que la passivité, par l’objectif d’utilité sociale plutôt que la lucrativité individuelle.

A travers la découverte d’actions qui répondent à des besoins sociaux de base (se nourrir, se loger, se soigner, faire du sport, se cultiver…), les élèves prendront conscience que l’ESS fait partie intégrante de leur vie quotidienne.

A travers l’analyse des spécificités des diverses entreprises qui en adoptent les règles communes  (associations, coopératives, mutuelles, fondations et certaines autres entreprises sociales), ils découvriront que les relations sociales et économiques ne se limitent pas à l’individualisme et à la compétition et que l’efficacité peut venir aussi de l’organisation collective.

A travers une réflexion plus générale et distanciée, ils pourront appréhender les potentialités de l’ESS à participer à un mode de développement plus durable et solidaire, que ce soit dans les secteurs professionnels (de l’agriculture au recyclage) ou sur les territoires.

Comme économie humaniste, privilégiant le lien social, le « faire ensemble », l’ESS s’approche d’abord par la rencontre, la connaissance des réalisations de terrain, des expériences directes qui permettent de la vivre et de la voir vivre. Mais, l’ESS ne se limite pas à une simple somme d’initiatives économiques et de pratiques pédagogiques , elle exige également une prise de distance, une volonté de généralisation et un esprit critique que permet une connaissance plus scientifique.

Comme toutes les institutions sociales, l’ESS est confrontée à la complexité des transformations en cours. Mais cette complexité – accrue par sa fragmentation – ne doit pas servir de prétexte à l’ignorance.

Que cette semaine de l’ESS à l’école soit donc l’occasion pour chacun de partir à la découverte d’un monde qui cherche à rendre l’individu, uni à d’autres, plus maître de son destin, et la société si non parfaite du moins un peu meilleure !

 

L’ESPER


L’Économie sociale partenaire de l’École de la République (L’ESPER) rassemble 45 associations, mutuelles, coopératives et syndicats qui œuvrent dans le monde de l’éducation, de la maternelle à l’université, pour mieux faire connaître l’économe sociale et solidaire (ESS).
Ses membres mènent des activités dans les domaines suivants : santé, assurance, banque, médico-social, formation, accompagnement des métiers éducatifs… Ils ont en commun les valeurs fondatrices de l’Ecole de la République et de l’Economie Sociale et Solidaire : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, mais également la démocratie et la citoyenneté.
L’ESPER est signataire de deux accords-cadres en 2013 et 2014 avec les Ministères de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et Ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire. Elle est depuis signataire d’accords-cadres régionaux de coopération pour l’éducation à l’ESS sur les territoires.

Pour en savoir plus : www.lesper.fr twitterfacebook

Les partenaires


L’OCCE

Créée en 1928, l’OCCE (Office centrale de la Coopération à l’Ecole) encourage et soutient la coopération, comme valeur centrale à l’école.
Au travers de formations délivrées aux enseignants et d’actions pédagogiques et éducatives proposées en classe, l’OCCE contribue à développer le respect, la citoyenneté et la solidarité chez les jeunes, ainsi qu’à permettre leur émancipation.
Grâce à 102 associations départementales, elle agit sur tout le territoire français. Chaque année, 5 millions d’enfants ou adolescents participent aux actions de l’OCCE via 51 300 coopératives et foyers scolaires.

Pour en savoir plus : www.occe.coop facebook

 

Coop FR

Organisation représentative du mouvement coopératif français, Coop FR est la voix des 23 000 entreprises coopératives représentant 1,2 million d’emplois et 26,1 millions de sociétaires. Tous les secteurs d’activités et tous les types de coopératives sont concernés : coopératives d’entreprises (coopératives agricoles, de commerçants détaillants, artisans, d’entreprises de transport, maritime), coopératives d’usagers (coopératives de consommateurs, d’HLM, coopératives d’habitants, coopératives scolaires), coopératives de production (Scop – Sociétés coopératives et participatives et CAE – Coopératives d’activités et d’emploi), coopératives multisociétariales (Scic – Sociétés coopératives d’intérêt collectif), banques coopératives.

Pour en savoir plus : www.entreprises.coop twitterfacebook